Le 17 octobre dernier, le pasteur Caleb Tchagani Ouro-Gbele, du Togo, a été sévèrement battu et grièvement blessé lors d’une émeute, telle que ce petit pays d’Afrique de l’Ouest en connaît hélas depuis un temps…

Nous contactions Caleb pour la rédaction de ce numéro des «Documents Expériences» au moment même où sa ville natale, Sokodé, deuxième ville du pays et capitale de la région centrale, majoritairement musulmane, s’est trouvée de façon particulière au milieu de ces troubles.

(Les Documents EXPERIENCES n° 189, décembre 2017)


   Caleb T. Ouro-Gbele, prédicateur de l’Evangile…

Pris dans une rafle, à 5 heures du matin, alors qu’il revenait de la pharmacie pour soigner son père diabétique, Caleb fut tabassé, parmi un bon nombre d’autres habitants.

Souffrant d’une double fracture au pied droit, et d’autres blessures corporelles, il a été transporté à l’hôpital.

“Quelques instants après mon admission aux services d’urgence, raconte-t-il, je me suis regardé et me suis dit: Si moi, si fragile, j’ai pu encaisser tous ces coups sans en mourir, c’est que j’ai vu le miracle de Dieu en Jésus-Christ. Me tordant de douleur, je pouvais consoler d’autres personnes…”

Il a pu quitter l’hôpital, sa jambe dans le plâtre, grâce à un oncle, pasteur, qui a risqué sa vie pour aller, en moto, à travers les rues embrasées par les violences, récupérer son neveu à l’hôpital. Mais il a dû attendre cinq jours chez cet oncle avant d’avoir son traitement, toute la ville étant bloquée et les pharmacies fermées, puis de pouvoir enfin rejoindre en moto-taxi sa maison, son épouse et ses deux filles.

Dans cette rafle, Caleb perdit encore sa moto, son téléphone portable et d’autres objets personnels… Mais, comme il conclut dans son courrier électronique: “Caleb vit, par la grâce de Dieu!”

 

Son père voulait faire de lui un sorcier…

Caleb Ouro-Gbele est venu au Centre Missionnaire de Carhaix, en Bretagne, pour un stage de formation pastorale complémentaire d’octobre 2004 à mai 2005.

Ce Togolais, né le 27 mars 1975 à Sokodé, est issu d’une famille musulmane pratiquante.

“J’étais un musulman fervent depuis ma naissance, raconte-t-il, parce que toute ma famille l’était. Je croyais être sur la bonne voie, la voie de Dieu: la voie du paradis… J’ai appris la lecture du Coran. Je lisais parfaitement le Coran, je pouvais recopier des textes en arabe sur des tablettes noires et sur des papiers blancs à des fins occultes.

Cependant, ma vie n’était pas heureuse.

Par la suite, je commençai à visiter des charlatans, afin de chercher sécurité auprès d’eux, car ma vie était menacée par des sorciers; même mon père et ma marâtre m’en voulaient…”

Il est d’ailleurs contraint de prendre ses distances d’avec son père, qui veut absolument l’initier aux pratiques de la sorcellerie.

Mais un jour, Caleb a l’occasion d’entendre le message de l’Évangile, auprès de son oncle, Moustapha Hénoc, pasteur.

Profondément interpellé, il écoute à maintes reprises ce message, puis une nuit, dans un songe, il entend distinctement ces paroles: «C’est moi qui vais te sauver!» Il est convaincu que c’est le Seigneur Jésus-Christ qui l’appelle ainsi, et d’autres expériences semblables confirment au jeune Caleb que Jésus-Christ veut le délivrer, qu’il est son seul espoir.

Cependant, endurcissant son cœur, il repousse la décision de se convertir…

Le jeune homme se sent alors acculé, et face à un terrible choix: soit se réconcilier avec son père, ce qui implique de devenir sorcier lui-même, ou se suicider…

“J’ai choisi la fatalité: me suicider”, raconte Caleb.

Mais c’est alors que Dieu mit devant ce jeune Togolais un autre choix: la mort ou la vie; se suicider, ou donner sa vie à Jésus-Christ pour vivre.

Dans ce moment crucial où tout se jouait, il choisit la vie en remettant toute son existence entre les mains du Seigneur Jésus-Christ.

 

«Quelle joie de me sentir pardonné, libéré…!»

Caleb se souvient encore avec précision de sa rencontre décisive avec le Christ, au lendemain de la mort de sa mère, décédée à la suite d’incantations occultes faites par son propre mari:

«C’est le jeudi 29 septembre 1994, aux environs de 15 heures, que je reçus le Seigneur Jésus-Christ comme mon Sauveur», dit-il, en ajoutant: «Quelle joie de me sentir pardonné, libéré et membre de la famille de l’Éternel!»

Mais dès le début de sa vie chrétienne, Caleb est l’objet d’opposition, de persécution même. Dix jours après sa conversion, il doit fuir sa famille et la ville de Sodoké, accompagné de son oncle qui lui avait fait connaître l’Évangile. Ils se réfugient dans la ville de Tchamba, à 32 km.

Le 13 décembre 1994, le Seigneur le délivre de toutes les chaînes de l’occultisme lors d’une veillée de prière et le 31 décembre il est baptisé par immersion.

“Onze mois plus tard, dit-il, je suis retourné à Sokodé, fortifié et prêt à subir des persécutions, cela jusqu’au rejet…”

 

Un objectif premier : annoncer l’Évangile aux musulmans de son peuple, les Tem ! 

Rejeté par sa famille, Caleb sera beaucoup aidé durant des années jusque sur le plan financier par un couple de missionnaires belges,
M.et Mme De Craene, travaillant dans le domaine de la traduction de la Bible au sein de la société Wycliffe.

A peine deux ans après sa conversion, Caleb reçoit l’appel au service de Dieu.

Il cherche tout d’abord à poursuivre sa formation spirituelle et théologique, mais aussi son éducation générale dans le but de créer une entreprise, génératrice de revenus, pour financer l’œuvre qu’il veut entreprendre pour le Seigneur. Ainsi, pense-t-il, cela lui permettra d’atteindre le but dans la fidélité à la vision reçue, sans dépendre financièrement d’autres personnes ou œuvres.

Cependant, le fardeau du ministère pèse tellement sur son cœur qu’il arrête ses études en classe de 1ère, afin de poursuivre le travail déjà commencé au service de Dieu.

Il est convaincu que son appel concerne les musulmans, notamment au sein de son propre peuple, les Tem. Il veut porter le témoignage de l’Évangile dans toute cette région autour de Sokodé, mais il sait aussi, pour l’avoir vu, combien il est nécessaire pour un serviteur de Dieu, de recevoir une formation solide, spirituelle, humaine, pour que son travail pour le Seigneur puisse porter un fruit qui demeure.

Le 4 novembre 2000, il se marie avec Ruth Adom, originaire de la même ville que lui et née dans une famille, en partie musulmane, en partie catholique, mais elle aussi convertie à Jésus-Christ et membre de l’Église baptiste.

 

En formation pastorale en France, au Centre Missionnaire de Carhaix…

En 2001, il a l’occasion de suivre un court stage à la mission “Christ de Maison en Maison”, puis, quelque temps après son mariage, lui et son épouse poursuivent une formation plus longue à l’École Supérieure Baptiste de Théologie de l’Afrique de l’Ouest, à Lomé, d’octobre 2001 à mai 2004, lui pour le ministère pastoral et missionnaire, elle, dans un programme destiné aux femmes de pasteurs.

Afin d’approfondir encore davantage sa préparation au saint service, Caleb demande à venir suivre une formation pastorale complémentaire à l’Institut de Formation Pastorale et Diaconale du Centre Missionnaire de Bretagne, à Carhaix, où il est admis pour la session de formation 2004-2005.

Il qualifie lui-même ce temps au Centre Missionnaire de Carhaix de “Second Bethel”, tellement, il “marque un des grands tournants de mon existence”.

Ce stage au Centre Missionnaire est aussi un temps privilégié pour chercher, dans la prière, et aussi dans le jeûne, le conseil de Dieu, sa direction… Il y reçoit des conseils précieux, et plusieurs paroles prophétiques confirmant son appel et l’encourageant à s’engager pleinement dans le chemin tracé par le Seigneur.

Ces huit mois achevés, après une brève formation missionnaire pratique à l’École Missionnaire de la Francophonie durant l’été 2005, il retourne donc dans son pays pour entreprendre le travail auquel il est appelé.

 

Face aux offres séduisantes de bons postes pastoraux…

Dès lors, il se trouve devant des propositions humainement très intéressantes: plusieurs églises l’appellent à devenir leur pasteur. Son église nationale, l’Église baptiste du Togo, lui propose un poste de pasteur dans une église importante au Mali… Mais Caleb reste persuadé que sa place est parmi les musulmans où il veut travailler dans une vision bien précise: l’implantation de nouvelles églises; la formation et l’envoi d’évangélistes et missionnaires sur le terrain et la formation pratique en agriculture et élevage, pour que les serviteurs de Dieu puissent subvenir à leurs besoins tout en travaillant dans le «champ du Seigneur»…

Rapidement, Caleb s’associe avec  le pasteur Timothée Cocquerel, responsable de l’Église de la Mission Chrétienne (EEMC), et les deux hommes travaillent en étroite collaboration.

C’est donc dans sa région, autour de sa ville natale de Sokodé, que Caleb commence son ministère. Il prend à cœur, tout particulièrement l’évangélisation de sa propre ethnie, les Tem, et, bien sûr, sa famille proche, qui l’a rejeté après sa conversion.

Il est bien conscient que le travail sera difficile, car les pressions familiales et autres sont grandes.

Mais, comme il l’écrit dans un courrier au printemps 2006: “Le Seigneur est à l’œuvre…”

Il relate là, notamment, la conversion d’une femme musulmane qui connut une telle transformation que cela bouleversa tout son entourage. Cette femme était sérieusement malade, mais aucune analyse médicale n’arrivait à révéler la cause de sa souffrance. Après sa conversion, toute sa maison et les gens de son entourage constatèrent et reconnurent un grand changement… Peu après, cette femme amenait une autre femme musulmane, elle aussi malade, pour la prière…

Un autre jour, c’est un couple musulman dont le mari était peulh et la femme tem, qui est venu discrètement demander de l’aide dans la prière. Le mari avait été victime d’un envoûtement, son pied gauche était tout enflé, lui rendant toute activité impossible. Après avoir suivi, sans aucun résultat, plusieurs traitements, le couple demanda donc au serviteur de Dieu de prier. En réponse à la prière, cet homme fut complètement guéri, et put reprendre son travail de chauffeur de bus.

“Parfois, dit Caleb, des cas difficiles se présentent, des personnes désespérées, comme cet homme, Moussa, âgé d’une quarantaine d’années, qui se mourait. Après plusieurs analyses, il s’est avéré qu’il souffrait du SIDA. Il s’est converti à Jésus-Christ, et même s’il n’a pas connu une guérison instantanée, avec des soins médicaux et le soutien spirituel, il a repris espoir et a même pu reprendre son travail de meunier.”

 

«En mon nom, ils chasseront des démons…» avait dit le Christ.

Dans d’autres domaines, également, le Seigneur est souvent intervenu. Dans cette société africaine, l’emprise de la sorcellerie, des incantations, des fétiches, est toujours grande, et le combat est constant contre toutes sortes d’asservissements à des puissances démoniaques…
“Un dimanche, à Lama-Tessi, un des villages proches de Sokodé, 20 convertis adultes et plusieurs enfants ont confessé être sous l’emprise de la sorcellerie”, écrit Caleb… Et, à un autre moment, il note: “Depuis quelques jours, j’ai appris que mon grand frère, Iliassou Ouro-Gbele, souffre de “folie”, sous l’influence des démons…”

Mais le 17 mai 2012, il a la joie de nous annoncer que son frère s’est converti, devenant ainsi également “son frère en Christ”: “C’est un autre cadeau de la part du Seigneur pour moi”, s’exclame-t-il!

A un autre moment, dans le village de Lama-Tessi, trois frères ont prié une nuit entière autour de l’arbre fétiche pour chasser au nom de Jésus-Christ les démons qui y résident sous la forme de chauve-souris. Le lendemain, les chauves-souris ont fui, et l’arbre a commencé à se dessécher. Le chef a ordonné aux villageois de se cotiser en vue de faire des sacrifices de bœufs et autres animaux pour le retour des démons. Les sacrifices ont été faits, mais les démons ne sont pas revenus, et les devins ont bien dû reconnaître leur défaite, relate Caleb.

Mais si par la grâce de Dieu le travail porte du fruit, des âmes se convertissent, des malades sont guéris… l’opposition ne désarme pas.

Un des buts de la mission est l’implantation de nouvelles églises. Souvent ce travail se heurte à l’hostilité des musulmans: difficulté pour acheter des terrains ou tentative de détruire des églises pour construire des mosquées à leur place…

Caleb apprend aussi parfois que certaines personnes mal intentionnées en veulent à sa vie…

Et les pistes que lui-même et ses collaborateurs doivent parcourir, souvent la nuit, en moto, ne sont pas sûres : le risque de rencontrer des “coupeurs de routes” est bien réel…

Mais, dit-il, parlant de ceux auxquels il va annoncer l’Evangile, “les cœurs assoiffés qui nous y attendent nous encouragent et nous amènent à minimiser tous les risques et peines.”

 

En butte aux calomnies et aux attaques des faux frères…

En novembre 2013, un faux frère de sa propre ethnie, les Tem, se fait passer pour victime d’un enlèvement perpétré par une secte islamiste à Sokodé, affiliée à la secte Boco Haram du Nigéria, et réclamant une rançon auprès d’un missionnaire américain qui habite près de chez Caleb. Cet homme aurait aussi cité d’autres serviteurs de Dieu, dont Caleb, dans la liste de personnes que cette secte islamiste menace d’enlever dans les jours suivants…

L’affaire a pris une tournure internationale. Le missionnaire a dû quitter le pays pour se mettre en sécurité. Le faux frère a terminé en prison et ses complices dans la fuite, mais si Caleb lui-même ne s’est pas senti en danger, il constate néanmoins que ces attaques ont jeté un trouble et rendu plus difficiles ses contacts avec les musulmans à Sokodé…

Plus encore que l’opposition des non-convertis, ce sont les calomnies et autres attaques de “faux frères” qui sont particulièrement difficiles à supporter. Parfois, Caleb et son épouse sont l’objet de véritables complots, dont le but est de les avilir, certaines attaques étant même menées par des pasteurs. «Le comble, dit-il, c’est un collaborateur dans l’œuvre qui démissionne sans donner de raisons, et qui me diffame et cherche à détruire l’œuvre partout…»

Les calomnies, les tentatives de détruire l’œuvre, les faux frères… tout cela rend le travail difficile et laisse des traces… Parfois, écrit Caleb, lorsqu’il évoque ces épreuves dans ses courriers, avec retenue, “des larmes coulent de ses yeux…”

Mais Dieu suscite aussi des défenseurs, et parfois, ce sont même les musulmans du quartier qui prennent la défense du pasteur et de son épouse!

D’autres épreuves ont aussi jalonné la vie du couple. Il a fallu notamment attendre 12 années après le mariage avant la naissance de leur premier enfant, une petite Esther, née en 2012, et Caleb lui-même a connu bien des problèmes de santé. Mais, ainsi qu’il le redit souvent, en tout, le Seigneur a agi, donnant la grâce nécessaire pour chaque jour selon sa promesse.

 

«Combien parmi ces nouveaux convertis tiendront face aux persécutions…?»

Mais l’œuvre de Dieu progresse, pas à pas.

Afin d’annoncer avec plus d’efficacité le message de l’Évangile dans les villages, sur les marchés…, ils ont pu acquérir deux mégaphones, et conjointement à ce travail de ville en ville, avec du porte-à-porte, la distribution d’évangiles, de calendriers bibliques, même dans les écoles, ou parfois parmi les militaires, des émissions chrétiennes à la radio prennent également une grande importance.

“Nous bénissons le Seigneur, écrit-il en 2008, qui permet de nourrir les peuples tem, akassalem, peulh, par le moyen de la radio.”

Souvent, des musulmans qui ont été touchés par ces émissions, téléphonent, et certains demandent de recevoir un enregistrement du message entendu…

Malgré les oppositions, il y a des conversions: parfois il faut attendre longtemps avant de voir une seule personne se tourner vers le Christ, à d’autres moments, lors de campagnes d’évangélisation, des dizaines et des dizaines manifestent leur désir de suivre Jésus-Christ…

Lors d’un séminaire d’enseignement à Sokodé en 2010,  une centaine de personnes ont confessé Jésus-Christ comme leur Sauveur. «Mais, s’interroge Caleb,  combien de cette centaine d’hommes et de femmes tiendront ferme dans le Seigneur? C’est justement là que se trouve mon découragement. Car entre ceux qui lèvent les mains pour confesser Christ comme leur Sauveur et ceux qui demeurent en Christ, il y a une grande différence. Cette réalité, nous la vivons ici comme ailleurs.»

Effectuer un suivi pastoral individuel est important, il y a toujours des défis de persécution et de soutien matériel à relever, quand les jeunes convertis sont rejetés des leurs…

Parfois, ce sont des menaces de mort, comme pour ce couple tem qui après sa conversion a été sévèrement battu par un groupe d’hommes et de femmes, à cause de leur foi en Christ. Leur vie étant en danger, ils ont dû quitter leur maison et leur ville.

Soutenir ceux qui sont persécutés, les aider en tout, même sur le plan matériel, constitue une tâche importante dans le ministère de Caleb. Il voyage beaucoup de ville en ville, partageant le travail et les soucis de ses collaborateurs, organisant des séminaires de formation… Il participe aussi souvent à un travail de formation au niveau national et même international.

 

Réconcilié avec son père…

Un des grands sujets de joie de Caleb a été de pouvoir se réconcilier avec son père. Il est allé voir celui-ci pour régler certains problèmes dans la famille, et son père a tellement apprécié son initiative qu’il l’a invité à revenir le voir “pour discuter des problèmes entre eux en vue d’un pardon mutuel…”

Il a déclaré que c’était par ignorance qu’il avait persécuté Caleb, et que les musulmans ne devraient pas persécuter les chrétiens.

De même, Caleb a un jour rencontré à Sokodé l’homme qui l’avait initié à la lecture du Coran lorsqu’il était encore un jeune enfant. Cet homme, un Tem du nom de Latifou, lui a raconté alors qu’il a accepté le Christ comme son Sauveur en 2008, à la suite d’un de ses messages, diffusé à la radio Albarka.

“Le Seigneur agit même dans l’ombre” se réjouit-il.

Ces lignes ne sont qu’un écho partiel du travail fidèle et persévérant accompli par notre frère, comme par tant d’autres serviteurs de Dieu dans le monde, pour «prêcher la Parole» dans des conditions difficiles… Une vie tout entière consacrée à la prédication de l’Évangile, au service de Dieu.

L’apôtre Paul évoque souvent dans ses épîtres, notamment dans les salutations qu’il adresse aux églises, ses «compagnons d’œuvre et de combat», saluant en quelques mots leur fidèle service, eux qui ont contribué à écrire des pages inédites des «Actes des apôtres». Cela ne doit-il pas être également l’aspiration de tous ceux qui sont appelés à être témoins de l’Évangile de Jésus-Christ ?

 

A.A. – S.C.

(Les Documents EXPERIENCES n° 189, décembre 2017)

Le pasteur Caleb Tchagani Ouro-Gbele…